De Toulouse à Orlando, Doriane Marzet enchaîne, à tout juste 24 ans, tumbling et autres basket toss à une vitesse déconcertante, bien décidée à poursuivre son « rêve américain » dans l’élite du cheerleading.
C’est un peu par hasard, lors de son arrivée à Montpellier pour ses études en 2020, que Doriane découvre le cheerleading. Formée sur les tapis de l’ESV Gym, la Villiéraine va rapidement y trouver ce qu’elle cherchait : un sport acrobatique, technique et artistique, faisant la part belle à l’esprit d’équipe. « L’aspect hyper complet de la discipline m’a tout de suite plu et surtout, le fait que la réussite passe par le collectif ! » Malgré des débuts entachés par l’épidémie de COVID-19 puis par une rupture des ligaments croisés, Doriane s’accroche, s’entraîne avec discipline et finit par décoller en intégrant le club des Wolves de Toulouse, où elle découvre par la même occasion la catégorie « all girl ». « Je suis tombée amoureuse de cette catégorie totalement féminine, où la technique est encore plus importante. »

Dans une ambiance à la fois familiale et ambitieuse, entourée de ses copines des OCTOLADY, Doriane découvre le très haut niveau en cheerleading. Championne du Monde à Orlando en 2025 en catégorie all girl avec son club, championne de France dans la même catégorie en 2026, elle est également appelée en équipe de France, avec laquelle elle obtient une médaille de bronze aux Mondiaux 2026.
Un investissement à tous les niveaux et une organisation millimétrée pour réaliser ses rêves
Admirable, le parcours de Doriane l’est d’autant plus qu’elle navigue dans une discipline encore relativement méconnue en France et sans fédération propre (le cheerleading est affilié, comme le flag, à la Fédération Française de football américain). « Aujourd’hui, même si elle fait partie des nations qui montent, la France est encore loin des États-Unis. Actuellement, tout est aux frais des athlètes, entre les déplacements, logements sur place et le matériel. Et si certains clubs arrivent à avoir des sponsors et à obtenir des financements par les universités, ça reste compliqué. »

Outre les questions financières et logistiques, le cheerleading ne laisse pas de place au moindre relâchement. « Dans notre sport, sa place n’est jamais gagnée ! À chaque début de saison, il faut repasser des essais pour se faire sa place dans l’équipe. Pareil pour l’équipe de France, il y a des sélections tous les deux ans et il faut se représenter à chaque fois. » Une exigence nécessitant un entraînement assidu et une forme physique impeccable. Organisée et rigoureuse, la Villiéraine est surtout passionnée. « Le cheerleading, c’est devenu ma vie ! » Bien entourée et surtout déterminée, Doriane poursuit son envol jusqu’au sommet de la pyramide !