Septembre turquoise, un mois pour sensibiliser aux cancers gynécologiques

Septembre Turquoise.

Prolongeant le travail de sensibilisation effectué sur l’importance du dépistage du cancer du col de l’utérus pendant Juin Vert, et en attendant Octobre Rose (mois consacré à la sensibilisation au cancer du sein), le mois de septembre s’est paré de turquoise, se plaçant sous le signe de la sensibilisation aux cancers gynécologiques. Une occasion de mieux connaître ces maladies, d’en parler sans tabou et de rappeler l’importance d’un suivi médical régulier.

Regroupant plusieurs cancers qui touchent les organes de l’appareil reproducteur féminin, à savoir le col de l’utérus, l’endomètre, les ovaires, la vulve et le vagin, les cancers gynécologiques représentent près de 18 000 nouveaux cas chaque année en France. Si certains sont plus fréquents après la ménopause, ces cancers peuvent concerner des femmes à différents âges de la vie. Ils ne sont pas non plus réservés aux femmes sexuellement actives : chaque femme doit pouvoir bénéficier d’une information adaptée et d’un suivi médical en fonction de son âge et de sa situation.

Prévenir et dépister, ne jamais banaliser

Mieux connaître son corps, pouvoir parler librement de sa santé et consulter lorsqu’un changement inhabituel apparaît sont des réflexes essentiels. Des symptômes persistants ou inhabituels, notamment des saignements anormaux, des douleurs ou des modifications qui ne correspondent pas aux habitudes de chacun, doivent conduire à en parler à un professionnel de santé.

Le cancer du col de l’utérus fait l’objet d’une attention particulière en matière de prévention. Il est notamment lié à une infection persistante par certains papillomavirus humains (HPV). La prévention repose sur deux leviers complémentaires : la vaccination contre les HPV, recommandée pour les filles et les garçons dès 11 ans, et le dépistage régulier entre 25 et 65 ans. La vaccination contre les HPV constitue donc un enjeu qui concerne aussi les garçons. Elle est recommandée entre 11 et 14 ans, avec un rattrapage possible jusqu’à 19 ans inclus selon les recommandations en vigueur.

Pour les autres cancers gynécologiques, il n’existe pas de dépistage organisé comparable à celui du cancer du col de l’utérus. D’où l’importance de connaître son corps, de rester attentive à l’apparition de symptômes inhabituels et de maintenir un suivi régulier auprès d’un professionnel de santé.

À Villiers, la prévention se poursuit toute l’année

La Ville de Villiers s’inscrit pleinement dans cette démarche de prévention et de sensibilisation aux enjeux de santé des femmes. En juin dernier, à l’occasion de Juin Vert, deux opérations consacrées à la prévention du cancer du col de l’utérus ont ainsi été organisées avec de nombreux partenaires. Le 10 juin, professionnels de santé et bénévoles de l’association « La Flottille de Bénédicta » ont accueilli les Villiéraines dans un bus aménagé installé sur le parvis de l’Hôtel de Ville pour proposer des dépistages, grâce notamment au concours de la CPTS Val d’Avenir, du Centre régional de coordination des dépistages des cancers (CRCDC) et de plusieurs services municipaux.

Une seconde action, proposée le 12 juin sur le marché du centre-ville, a réuni professionnels de santé, CPTS Val d’Avenir, CRCDC, CPAM et Centre municipal de soins pour informer les habitantes, répondre à leurs questions, les orienter et, lorsque cela était nécessaire, faciliter directement la prise de rendez-vous. Au total, près de 100 femmes, de tous âges, ont pu bénéficier de ces actions.

Ces initiatives illustrent la volonté de la Ville de faire de la prévention un véritable enjeu de santé publique, en rapprochant l’information et les professionnels de santé des habitants et en facilitant l’accès au dépistage.

Septembre turquoise est donc avant tout un moment pour s’informer et rappeler une règle simple : prendre soin de sa santé passe aussi par un suivi gynécologique régulier. Vaccination contre les HPV, dépistage du cancer du col de l’utérus, consultations médicales et écoute de son corps sont autant de moyens d’agir. Parce qu’un symptôme inhabituel ne doit jamais être banalisé et qu’il n’est jamais inutile de poser une question à un professionnel de santé, la prévention commence aussi par le dialogue.