Smash, passion et ambition : les sœurs Raffin écrivent l’histoire du badminton français

Deux jeunes championnes de badmington.

Un smash, un sourire, et beaucoup de complicité. Depuis leur plus tendre enfance villiéraine, Marjolène et Jeanne Raffin ont en commun une même passion pour le badminton et une ambition qui pourrait les porter jusqu’aux Jeux Olympiques. Portrait croisé de deux championnes qui n’ont pas fini de faire parler d’elles.

Une passion familiale

Chez Marjolène et Jeanne, le badminton, c’est une affaire de famille ! Leurs parents, tous deux fans de badminton, leur transmettent très tôt le goût de ce sport : chaque dimanche matin, toute la famille se retrouve au gymnase Léo Lagrange pour taper le volant ensemble.

Marjolène, la grande sœur, s’essaie la première et c’est le coup de foudre immédiat. Quelques années plus tard, Jeanne, la petite sœur, ne résiste pas longtemps à l’appel du volant et suit les traces de son aînée.

Huit ans plus tard, les deux sœurs n’ont plus rien de débutantes : Marjolène brille chez les juniors en double, Jeanne chez les cadettes en simple, et toutes les deux affichent déjà un titre de championne de France dans leur catégorie respective. Rien que ça.

Du gymnase de quartier au Pôle France

Au départ, l’ambiance était plutôt orientée vers le plaisir de jouer que vers la compétition. Les deux sœurs poursuivaient leur scolarité au collège et au lycée à Saint-Maur, qui proposaient tous deux une section dédiée au badminton, et suivaient également une partie de leurs cours via le CNED, le Centre National d’Enseignement à Distance, pour dégager davantage de temps pour l’entraînement.

Marjolène, elle, a multiplié les clubs au fil de sa progression, avant d’intégrer le Pôle France, l’une des deux seules structures d’excellence en France dédiées au badminton, et spécialisée dans les épreuves de double. Un aménagement scolaire sur mesure lui permet aujourd’hui de mener de front sa terminale, étalée sur deux ans, et un entraînement quotidien digne des plus grandes compétitrices. Jeanne, elle, bénéficie du même type d’aménagement pour jongler entre ses cours de seconde et les entraînements.

Entre les bancs de l’école et les sommets du badminton

Entraînements intensifs, déplacements, emploi du temps sur mesure… Un quotidien qui donnerait du tournis à n’importe quel lycéen. Pourtant, Marjolène et Jeanne balaient la question d’un revers de main : elles ont toujours connu ce rythme, l’ont choisi, et le vivent avant tout comme une passion et non comme un poids.

Et la suite s’annonce grande. Dès le mois d’août, Marjolène s’envolera pour les Championnats d’Europe Junior, une étape clé dans une trajectoire ambitieuse : intégrer l’équipe de France, disputer les plus grands tournois du circuit mondial, viser les championnats du monde… et, pourquoi pas, un jour fouler le tapis des Jeux Olympiques.

Jeanne, elle, avance sans se presser, mais avec la même détermination tranquille : progresser, et rejoindre à son tour une structure de haut niveau, le jour où elle se sentira prête.

Outre les titres et les ambitions,

Marjolène et Jeanne incarnent un message fondamental : le sport, c’est d’abord une passion et un vecteur de développement personnel. Deux jeunes Villiéraines qui écrivent leur histoire aux avant-postes du badminton français et qui font, à leur façon, rayonner leur ville bien au-delà des terrains.

Article d’Alegria Muela