Colère contre le projet de mutualisation d’effectifs de police

Les Maires condamnent la détérioration inévitable du service public de la police nationale de proximité.

Enième projet de mutualisation des effectifs de police nationale : Les Maires « spectateurs » impuissants des réformes condamnent la détérioration inévitable du service public de la police nationale de proximité, inhérente aux mutualisations.

Les Maires du Val-de-Marne ont manifesté leur vive colère lors d’une réunion de l’Association des Maires ce mercredi 28 février quant à cet énième projet de mutualisation d’effectifs de police entre commissariats, masquant la volonté de fermeture de certains commissariats. Ils comprennent que ces projets de mutualisation sont à l’œuvre pour deux raisons : les mesures d’économies budgétaires et le dégagement d’effectifs pour créer la Police de Sécurité du Quotidien (PSQ).

Lors de l’été 2017 déjà, l’ensemble des maires du Val-de-Marne, toutes tendances confondues, s’étaient élevés contre le projet de nouvelle carte des commissariats qui projetait la fermeture de la moitié d’entre eux. Le gouvernement semblait avoir entendu la colère des maires. Or, voilà qu’un nouveau projet vient d’être présenté, dont les objectifs initiaux sont repris, non plus frontalement, mais par étape…
Jean-Michel CARIGI, directeur de cabinet, représentait Jacques Alain BENISTI, Maire de Villiers, lors de cette réunion. Il a rappelé qu’il serait question pour notre commune de mutualiser les commissariats de Champigny et Chennevières. Or, avec près de 3100 hectares et 6 communes, la circonscription de Chennevières est déjà la plus étendue du département. La mutualisation des moyens poserait tout d’abord des problèmes logistiques puisqu’il faudrait installer l’ensemble des effectifs, véhicules et matériels en un lieu unique et que le nouveau commissariat aurait à traiter dans son ressort deux des sites les plus sensibles du département. Une fois de plus, l’Etat impose d’en haut et sans concertation une vision technocratique et arithmétique qui méconnait totalement les réalités de nos territoires, alors que nos forces de police ont d’abord besoin de plus de moyens.

L’ensemble des maires demandent à être reçus par le préfet et n’hésiteront pas à mobiliser leurs conseils municipaux et leurs populations pour que le gouvernement abandonne ce projet et consacre, enfin, les moyens nécessaires à la sécurité des français qui apparait aujourd’hui comme la première de leurs priorités.

Votre navigateur est dépassé !

Mettez à jour votre navigateur pour voir ce site internet correctement. Mettre à jour mon navigateur

×